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Pseudo: Isabelle FressozCatégorie: ArtDescription:
Carnet de bord d'une artiste, notes et impressions au jour le jour
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Lundi 16 Octobre 2006

Le réalisme fantastique représente la vision d'un univers futuriste né dans l'imagination de l'artiste, différent des réalités qui nous entourent, mais vraisemblable cependant.

Il est apparu dans les années 1960 avec le nouveau réalisme et s'est développé en parallèle avec l'hyperréalisme. Tout d'abord dénommé «hyperréalisme fantastique », il a en commun avec l'hyperréalisme le souci de ne pas simplement copier la réalité, mais de la transcender en surpassant la précision photographique et en l'imprégnant du style personnel de l'artiste. Peu à peur, l'épithète «hyper » est abandonnée, dans un souci d'autonomie et de simplification. On ne parle donc plus aujourd?hui que de réalisme fantastique ou tout simplement d'art fantastique.

Les artistes les plus représentatifs de ce mouvement sont :

Wojetk Siudmak (né en 1942)
Polonais, diplômé des Beaux-Arts de Varsovie en 1966 et de Paris en 1968, il expose à Berlin et Londres en 1967, Paris en 1967, 80, 81 et 93, Cracovie en 1984 et plus récemment au Futuroscope de Poitiers et à Lodz en 1997, ainsi qu'au musée de l'imaginaire du château de Ferrières en Seine et Marne, où une salle permanente est consacrée à son oeuvre.

Il est connu du grand public pour ses affiches de cinéma, de théâtre et de musées, ainsi que pour ses illustrations de science-fiction « La guerre des étoiles » de Georges Lucas, «Dune » de Franck Herbert, « Fondation » d'Isaac Asimov, etc.

Artiste fantastique et symbolique, il exploite les images irréelles issues de ses rêves d'une

manière très réelle, en figeant sur la toile des instantanés picturaux ultra-photographiques.

Hansrudi Giger (né en 1940)
Suisse, diplômé des Arts Décoratifs de Zurich en 1966, il expose régulièrement en Suisse, en Allemagne et en France, ainsi qu'aux Etats-Unis, et ce depuis 1966.

Designer, affichiste, réalisateur de photomontages, il est surtout connu pour sa contribution au film « Alien » de Ridley Scott, dont il crée les décors.


Gérard Di Maccio (né en 1948)

Français, diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1973, il est à ce jour considéré comme le chef de file de l'art visionnaire, un courant du réalisme fantastique né dans les années 80, qui se caractérise par les trois critères suivants : dimension spirituelle (issue de la lumière provenant du fond de la toile), intemporalité (aspect «hors du temps ») et maîtrise technique.
Il expose régulièrement en France et au Japon, où il est très populaire.
Son oeuvre, reflet d'un monde imaginaire, semble hors du temps. Passé, présent et futur se mêlent dans un décor à la fois antique et futuriste, où le mouvement semble suspendu dans l?espace.

Ces trois artistes fantastiques et visionnaires se réclament à la fois du néoclassicisme, voir même de l'art de la renaissance, et du surréalisme, dont ils citent volontiers l'influence de Dali.
Le réalisme fantastique se rapproche aussi bien des maîtres de la renaissance que des cinéastes et bédéistes modernes, utilisant à la fois les techniques anciennes et modernes, tout en exploitant le thème de l'intemporalité.

Dans le contexte artistique de 1999, le fantastique est perçu comme une forme d?expression graphique relevant, pour les plasticiens, de la BD, et, pour les bédéistes, de la peinture.

Pour beaucoup, ce n'est pas de l'art, mais plutôt une expression bâtarde mélangeant les influences en une sorte de pot-pourri de peinture, de BD, d'illustration, de cinéma et de science-fiction. Finalement, c'est un peu n'importe quoi !

Il est vrai que les champs d'investigation sont très vastes, en recoupant les domaines suivants :

Quoiqu'il en soit, un certain nombre d'élément, objectivement, caractérisent le réalisme fantastique :

Ce dernier point étant essentiel.
 En effet, une certaine forme dintemporalité semble commune à la plupart des artistes fantastiques.

L'intemporalité n'est d'ailleurs pas seule mise en cause. Il y a également comme une sorte d'arrêt du temps.

Aussi bien chez Giger que chez Siudmak ou Di Maccio, le temps, même lorsqu'il y a ébauche de mouvement, est figé. L'ensemble de la composition (qu'il s'agisse d'une peinture ou d'une illustration) est en arrêt : tout est suspendu autour d'un instant qui pourrait être aussi bien passé qu'à venir. Le passé, le présent et le futur sont entremêlés. Di Maccio va même jusqu'à présenter des visions d'univers futurs, éléments de notre propre passé (vus à travers le filtre de pseudo photographies sépia).

Le temps est finalement peut-être la seule interrogation du réalisme fantastique, à travers l'intemporalité et le mouvement arrêté, mais aussi à travers :
Le temps suspendu
Le temps mélangé (passéprésent futur)
L'image du temps

 

publié par Isabelle Fressoz dans: Mémoire Art Fantastique

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